ArtPsy #5

These newsletters were sent to psychiatry residents at the University of Montreal as part of my artist residency in that department.
Bulletin ArtPsy #5 Septembre 2011

Et voilà l’automne arrive comme d’habitude.
Ce mois-ci j’ai participé a un symposium sur l’art environnemental.
Et j’ai décidé de ne plus utiliser les mots Nature et Sauvage ou Feral
dans le contexte de notre planète.
Je crois que ces mots se sont vidés de leurs significations pendant le dernier siècle. Il n’y a plus d’espace, de lieux sur notre planète qui n’est pas touchée ou influencée par notre invasion même si cela n’est qu’à travers des polluants et des déchets.
Je pense aussi que ces mots établissent une fausse dichotomie qui date d’une époque romantique et qui continue dans la façon de voir tout ce qui est naturel même sauvage comme beau et tout fait part la main de l’homme comme moins bien.
En fait, je suis nature ou naturel, je suis sauvage, feral (j’aime manger la chair morte d’autres animaux) et je suis un envahisseur. Accepter ces mots descriptifs me force à prendre responsabilité dans ma relation avec mon environnement et à m’arrêter de dichotomiser les problèmes.
Bien sûr, je peux être plus ou moins sauvage, bon ou méchant, passif ou activiste, égoïste ou humble, etc. Mais tous mes gestes ont un impact sur mon environnement quotidien.
Et le mystère et la beauté de la planète se trouvent autant devant ma porte en ville, dans une conversation avec un patient que sur le pic d’une montagne ou le creux de la forêt.
Si ces idées vous intéressent, je vous invite à lire les articles de Gilles Clément dans son site.
http://www.gillesclement.com/
Ce mois-ci fut aussi l’ouverture du show Art I (s)Land sur Granville Island à Vancouver.
http://www.vancouverfringe.com/art-is-land/
J’ai aussi participé avec 7 autres artistes de notre collectif Art is Land Network
http://artislandnetwork.com/
Mon installation s’est appelé Connected . J’ai rejoint des arbres sur 2 pentes par des canaux de sables colorés. L’île de Granville étais un banc de sable avant qu’elle soit transformée en zones industrielles. Ces connections pourrait ressembler aussi des axons de neurones que seraient les arbres.

*Connected*
We all live in an enclosed garden.
All life is interconnected.
Each one of our actions has an effect, small or large, sooner or later within this garden.
As Gilles Clément wrote:
“Une feuille tombée au sol n’est pas une souillure, c’est une nourriture.”
“A leaf fallen to the ground is not garbage, it is food.”

En conclusion :
Je vous encourage tous à aller passer une agréable journée à St Hilaire du 12 au 16 octobre
(http://www.ville.mont-saint-hilaire.qc.ca/site/pages/Culture/Land-art.aspx)
pour voir les nouvelles créations des artistes de cette année
et de dire bonjour à Nicole Dextras de Vancouver et membre de notre collectif AILN.

ARTPsy #4

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Bulletin ArtPsy #4 Juillet, 2011

Bonjour

Le temps court rapidement depuis notre rencontre et notre DSM collage.
J espère que vous avez un bel été. Ici il ne semble pas encore être arriver.
Il fait plutôt frais ce qui n’est pas très bon pour mon installation Jardin biologique #9
Potager de résistance au Means of Production Gardens (http://moparrc.wordpress.com/annual-residency-garden-bed/).

Mon alter ego Dr Légumes, un chirurgien plastic pour légumes et fruits vient d’afficher
son épisode Humane Ratatouille sur You Tube (http://www.youtube.com/watch?v=n6SKV1GmmcU). La recette est bonne et sensitive

Cette semaine, j’ai participé aux activités de la Gallery Gachet dans le contexte de la semaine Mad Pride 2011. International Mad Pride Day a été créer en 1070 par des activistes psychiatriques. Le thème cette année a été Modes of Recovery.

Cela m’a fait réfléchir que ce mot ou même cette idée ne faisait pas de mon vocabulaire
professionnel quand j’ai été forme pendant les années 70. Est ce que cela était moins possible alors? Peut-être, car le système des services et de recherche de santé mentale des années 50 et 60 dépendait de l’idée que les personnes atteintes de maladies mentales graves ne pourraient jamais sent sortir avec ou sans médicaments. Cela n’ait que depuis une vingtaine d’années que l’on en entend parler plus en plus. Peut-être les mouvements d’entre aide et activistes et la recherché qualitative on eut leur part à jouer. Je crois qu’il n’y a pas encore assez de recherche dans ce domaine ainsi que sur l’effet placebo. On as de mal à donner de l’attention à des phénomènes qui nous rendrait superflus professionnellement.
Lors du mois de juillet, à deux reprises les comédiens du Stand up for Mental Health.
ont performer. Ils parlent et blaguent de leurs expériences avec courage, sagesse et humour.
Encore un phenomene inconnu pendant les années 50 a 90. Un sens d’humour au lieu d’une certaine honte ou discrétion aurait été considéré comme défense psychologique ou état d’hypomanie. Je vous encourage à regarder des segments sur vidéo.
(http://www.standupformentalhealth.com/videoclips.shtml)

Amicalement

Pierre Leichner

Artpsy Bulletin#3

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Bulletin ArtPsy #3 Mai 2011

The most beautiful experience we can have
is the mysterious. It is the fundamental emotion
that stands at the cradle of true art and science.
Albert Einstein, “What I Believe,” 1930.

Je pense qu’il y a la 2 mots très importants et négligé par la médecine contemporaine : Mysterious and Belief.
En tant que psychiatres nous travaillons avec le psyché qui est, et restera encore longtemps, un mystère. Le jour, s’il arrive, ou nous briserons ce mystère, nous serons transformé. En attendant nos connaissances sont largement des croyances qui évoluent avec le temps et notre technologie. Ceci n’est pas nihiliste, au contraire, cela est comme cela doit être, mais si on accepte le mystère et que nos connaissances sont surtout des croyances cela nous rends plus humbles.
Nous avons tous eu des expériences transcendantes de differents degrés. Pour certains cela peut être en écoutant de la musique, pour d’autres cela peut être pendant une randonnée dans la nature. Le phénomène de la transcendance est aussi important dans les arts. Il y a eu des périodes où cela était un des buts majeurs pour l’artiste. Ci-joint est un article que j’ai écrit sur ceci. J’essaie d’analyser ce phénomène par différentes perspectives et je suggère en conclusion que je croie qu’avec les nouvelles technologies et l’interconnectivité social qui augmente, nous sommes à l’aube de l’émergence d’un différent genre de conscience et d’une « altercendence » qui est mystérieuse pour le moment.
Bill Viola est un artiste americain qui explore cette experience.
Bill Viola – An Ocean Without a Shore

Ce mois-ci je vous invite à aller voir les œuvres dans les galeries du bâtiment Belgo qui sont ouvertes la plupart le Samedi. En particulier, je vous suggère celle de Matthieu Latulippe qui utilise l’humour souvent pour glisser dessous de nos défenses et nous confronter a l’absurdité de nos comportements et croyances.

Galerie Banca Rupta
Bien peu de choses en somme… #2
Mathieu Latulippe

Exposition du 30 avril au 28 mai 2011
Vernissage samedi 30 avril, 15 h 00
Belgo, 372 Sainte-Catherine Ouest, étage 4/4th floor

La Galerie Banca Rupta, en collaboration avec Circa -Centre d’Exposition Art Contemporain, est fier de présenter l’exposition Bien peu de choses en somme de Mathieu Latulippe. Se rapprochant en quelque sorte des “vanités”, cette installation propose divers éléments qui suggèrent tous, chacun à leur manière, la vanité des biens terrestres, des richesses et du pouvoir, ainsi que le caractère transitoire des choses et de la vie humaine. En plus de comporter plusieurs références à l’univers de la science-fiction et des romans d’anticipation, Bien peu de chose en somme s’intéresse à la conquête spatiale et terrestre, aux projets les plus ambitieux et aux constructions les plus folles, aux ruines et aux empires décadents, aux mystères et à l’invisible, aux jeux d’échelle et de hasard, aux casinos, aux déserts et à la soif.